fashion gazette

Stage - le Bilan

Et bien, mine de rien, mon stage aura été super instructif. Jugez par vous-même:

    •    j'ai appris à mettre deux jours de suite le même pantalon. Et ça ne fait que renforcer mon précepte n°1, qui est de ne jamais porter deux jours de suite le même habit. Sauf que là, à se prendre de la poussière, de la colle, du béton dans la tronche toute la journée, j'ai vite compris.
    •    je suis bien une fille : le seul moment qui m'a franchement intéressée, c'était bien le moment où mon carreleur m'a emmenée faire du shopping. C'est vrai, c'était dans une carothèque, n'empêche, j'étais über-passionnée par les mini mosaïques. Limite si j'achetais pas tout le magasin, histoire de relooker mon appart'.
    •    je suis ni plus ni moins qu'une gekette : je veux un Palm, je veux un GPS. Et je veux un mètre laser. Oui, je sais, ça ne sert à rien. Mais même. Moi, ça me fait délirer, une nana qui parle dans un boîtier pour te dire " a 400m, tournez a droite".
    •    rester toute une journée sans rien faire d'autre que regarder poser du carrelage, c'est pas pour moi. J'ai besoin d'action. Je suis une fille comme ça, moi.
    •    je bois beaucoup d'eau, mine de rien. J'ai dû remplir ma petite bouteille top glamour deux, voire trois fois par jour. Dingue hein?! Et du coup, et ben je passe des heures aux toilettes. Et donc, j'ai appris à être tolérante sur le PQ.
    •    j'ai appris à faire semblant d'être über tolérante sur un tas de choses : par exemple, sur le fait que mon carreleur disait tout le temps "il faut que je voye" et non pas "il faut que je vois". Ca a le don de m'horripiler, pourtant, je n'ai fais aucune remarque. Ou encore, par exemple, sur la cigarette, que j'ai dû supporter les quinze jours, à raison de deux paquets par jour. Oui, j'ai des poumons fragiles, et en plus, je supporte pas l'odeur.
    •    j'ai aussi réussi à surmonter ma peur des ascenseurs. Monter des plaques de placo au 7ème étage, ça semblait difficile, à pied.... Mais je vous assure que mettre un pied dans un ascenseur tel que celui là, ça a été un supplice. J'ai croisé tous les doigts que j'ai en ma possession, et j'ai arrêté de respirer à chaque montée. Rien à faire, je suis claustro dans ce genre de machine.
    •    J'ai appris à faire semblant de trouver des blagues drôles. Parce que, honnêtement, quand mon carreleur s'est foutu de ma gueule comme un malpropre a rigolé sagement quand je me suis bloqué la mâchoire, et qu'il m'a imitée pendant le reste de la semaine, j'ai réussi à esquisser un sourire. la première fois. Au bout de six imitations, j'ai lâché, me suis contentée de hocher la tête. (note pour tout le monde: hocher la tête donne une contenance, c'est très important, ça, la contenance).
    •    j'ai aussi appris à reconnaître du premier coup un vélo'v défectueux d'un vélo'v en bonne santé, et pour cause : après une chaîne cassée, deux roues crevées, une selle enlevée, une bloqué (en position ultra haute, sinon, c'est pas drôle), j'ai réussi à en prendre trois fois un bon du premier coup. Je m'améliore. Et en parlant de vélo, j'ai pas des fesses à vélo : trop mal. Et pourtant, j'ai chronométré, le trajet durait en tout et pour tout 12 minutes. Déjà trop.
    •    j'ai également découvert les bois de Boulogne lyonnais. Je vous assure que c'est proprement (enfin, le propre, ça reste à voir, là) hallucinant le nombre de péripatéticiennes agglutinées au mètre carré dans le secteur de Perrache. Par contre, l'attitude à adopter, quand on se retrouve en face d'une d'entre elles, dans son camion, bloqués au feu rouge, j'avoue que j'ai pas trouvé. et là, hocher la tête, ça a beau me donner de la contenance, ça a rien fait.
    •    j'ai fait la connaissance d'une charmante personne, qui m'a appelée "sa collègue" pendant une semaine, chose que j'ai du mal à supporter, parce que quand on voit la collègue en question (elle donc) je me dis que la seule chose qu'on avait en commun, c'était bien ce stage.
    •    pour finir, et c'est quand même le plus important, j'ai appris qu'il n'y a pas que les fringues et le champagne dans la vie. Même si, faut avouer, ça serait trop jouissif, comme vie!

Vos commentaires

1 Le Dimanche 1 Juillet 2007 à 19:57 GMT+2, par lili

A la bonne heure! Vive les stages d'archi!
Mon premier stage s'est déroulé chez Philippe Demougeot, l'architecte de Question Maison. Au début j'allais chercher des échantillons de carrelage dans les magasins (comme quoi, vive le carrelage). Sauf que bon, pour eux échantillon ça veut dire plusieurs carreaux de 60X60 cm en ardoise ou grès céram qui pèsent des tonnes et que tu dois ramener dans le métro. En plein mois d'Août. Je te rejoins sur un point: je suis faite pour commander ;)

2 Le Dimanche 1 Juillet 2007 à 21:14 GMT+2, par Shalima

Sympa finalement, non ? bon, une fois que c'est fini, on est bien d'accord ! ;-))

3 Le Dimanche 1 Juillet 2007 à 21:25 GMT+2, par Camille d' Essayage

Ahah, trop drôle! :-) Je suis d'accord avec toi, les stages, et le travail en général, c'est la meilleure école pour l'über-tolérance!! Comme dans 95% du temps tu ne peux pas vraiment envoyer balader les gens, et que forcément, tu ne peux pas être d'accord avec 95% des gens, eh bien au final, tu passes énoooooormément de temps à hocher la tête et répondre par onomatopées! Surtout sur les sujets politique (Sarkozy... ouioui... Ségo... ouioui...) et les blagues lourdingues!!

4 Le Jeudi 5 Juillet 2007 à 17:31 GMT+2, par aMyrtille

Euh mieux vaut tard que jamais ...

C'était un vrai Lyonnais ton carreleur, moi ce qui me choque c'est ceux qui disent "il faut que j'y alleuh" au lieu d' "y faut que j'y aille" ... et la je me pose la question, je me demande comment je prononce "il faut que je vois" ??? arg !

5 Le Dimanche 8 Juillet 2007 à 10:52 GMT+2, par Camille

Lili : waouh, c'est cool ça, un stage avec le Monsieur Question Maison!Ouais, je vois leurs échantillons.... ça m'a bien surprise, quand il est allé chercher "quelques échantillons" et qu'il est revenu avec 3 boites enormes. J'aimerai bien qu'a Sephora, on me donne des boites d'échantillons comme ça....
Shalima : of course, avec le recul, c'était bien.....avec le recul!
Camille : voilà, je suis devenue le type même de la tolérance.^^
Myrtille : bon, la prochaine fois qu'on se voye, j'écouterai comment c'est que tu y causes, toi! :p

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